Historique de Plagne

Canton de Berne - District de Courtelary

Altitude moyenne : 862 mètres
9 kilomètres de Bienne

Plagne, du latin populaire planea et du francoprovençal planha, plaigna, évoque un replat, un petit plateau de montagne, à l’instar des autres « La Plagne », « Pleigne », « Plagnette » d’ici et d’ailleurs.

Entre 800 et 900 mètres d’altitude, dominant l’étroit vallon de Vauffelin ou vallon des Oiseaux qui s’ouvre cent mètres en contrebas, Plagne, souvent se rit du stratus du Plateau suisse en jouissant d’une situation topographique et climatique privilégiée. Adossée à la montagne qui prolonge la chaîne de Chasseral vers l’est, au-delà des gorges de la Suze, la localité, d’exposition sud sud-est, fait partie de la Baroche (paroisse) du Bas-Erguël en compagnie de Romont et Vauffelin-Frinvillier.

L’étonnant labyrinthe d’un lapié puissamment érodé, l’impressionnant aven du gouffre du Seupi, les majestueux rochers qui couronnent la cluse de Rondchâtel, les dolines ou emposieus, les pâturages boisés et leurs généreux foyards constituent un condensé fascinant de paysages jurassiens où phénomènes karstiques et grands espaces se marient harmonieusement.

Avec ses quelques 380 habitants dont de nombreux autochtones, son village rue pittoresque, ses chalets des prés de montage, Plagne, à moins de huit kilomètres de la plaine située quatre cents mètres plus bas, relève de la banlieue biennoise, voire soleuroise et de leur zone de détente. De ce fait, de nombreux et fidèles visiteurs, randonneurs, varappeurs, pique-niqueurs affluent, quelle que soit la saison. Deux restaurants et plusieurs bancs publics, places de pique-nique, sentier nature, téléski, rendent l’accueil chaleureux en sachant tirer le meilleur parti de la richesse du terroir.
                                                                                                                           rb